Si tu es enceinte et que tu accouches bientôt, tu as peut-être le désir d’accoucher sans péridurale !

Aujourd’hui je te livre mes conseils pour accoucher sans péridurale !

Pour chacun de mes accouchements et ce dès le premier, j’ai eu ce souhait moi aussi d’accoucher sans péridurale !
Je souris quand je lis ou j’entends que c’est une mode en ce moment de vouloir accoucher sans péridurale. Mon premier accouchement ayant eu lieu il y a 15 ans, je peux témoigner du fait qu’à cette époque déjà, de nombreux magazines dédiés aux futures mamans mettaient en avant des célébrités qui avaient décidées de faire ce choix là ! Et à l’époque déjà, on présentait aussi ce choix comme une mode !
Alors personnellement, j’ai plutôt envie de considérer que ce désir dépasse les modes et les courants. Pour moi, il s’agit plus d’une aspiration individuelle et propre à chacune.

N’oublions pas que la possibilité de bénéficier d’une analgésie péridurale est récente dans l’histoire de l’humanité !
Si pour certaines il s’agit d’un progrès énorme et qu’on aurait tord de s’en priver… d’autres au contraire ont un tout autre point de vue !

C’est pourquoi je trouve regrettable la tendance inverse qui tend à généraliser le recours à la péridurale voire même à la rendre incontournable dans de nombreux cas ! Parce que oui il arrive très souvent qu’une femme souhaitant de prime abord s’en passer finisse par y avoir recours ! A chacune de mes grossesses, lors de la visite obligatoire chez l’anesthésiste, on m’a d’ailleurs prévenue: rares sont les femmes qui disent vouloir s’en passer qui s’en passent effectivement !
Alors c’est certain que si tout le monde est convaincu que la péridurale est une option quasi incontournable, on voit déjà facilement pourquoi il est difficile qu’il en soit autrement !

Pourtant, et je suis loin d’être la seule dans ce cas,  j’ai quatre enfants et je n’ai jamais subit de péridurale pour mes accouchements. Pendant ma dernière grossesse, une sage femme m’a dit un jour ” Vous avez accouché 3 fois sans péridurale ? Et bien vous n’êtes pas douillette ! “. Ceci juste avant que je fasse la grimace à l’idée qu”elle me pique le bras pour une prise de sang… et là elle en était toute surprise ! Ben oui, c’est un fait, j’ai horreur des prises de sang ! Ceci est pour moi la preuve que ce l’on est prête à supporter est parfois sans rapport avec la douleur ressentie !
Mais c’est quand même la question que l’on se pose dans cette histoire: “Comment vais-je supporter la douleur ? “. Et si il ne s’agissait pas que de cela ?

Changer ses croyances sur l’accouchement !

 

Les croyances que nous entretenons  (et cela vaut sur n’importe quel sujet) déterminent en grande partie la façon dont nous allons vivre la situation à notre tour ! Les expériences que nous vivons sont le miroir de notre projection mentale, si nous pensons que tout va mal se passer, effectivement cela risque de mal se passer !

Quelles sont tes croyances au sujet de l’accouchement ?

“C’est très douloureux !”

“Il est presqu’impossible de se passer de péridurale !”

“Toutes les femmes de ma famille ont eu des accouchements difficiles !”

“Un accouchement médicalisé est indispensable, on ne sait pas ce qui peut arriver !”

Alors je t’invite à faire dès aujourd’hui le point sur les croyances que tu entretiens au sujet de l’accouchement. Liste les et vois comment tu peux dès aujourd’hui les transformer pour aborder ce moment d’une manière plus sereine et t’ouvrir à la magie de cette expérience.

Si tu crois profondément que ce moment peut être le plus beau moment de ta vie, il le sera sans aucun doute. Si tu es convaincu qu’il est possible de se passer de péridurale, il y a de très forte chance pour que ce soit possible pour toi !

Pour t’aider tu peux lire des jolis témoignages où l’accouchement a été vécu comme une fabuleuse expérience. L’aspect douloureux n’est pas forcément occulté mais les femmes ont vécu les contractions dans l’accueil et l’ouverture et cela change tout. Pour ma part j’en ai découvert de magnifiques dans le livre “Intimes naissances, choisir d’accoucher à la maison“. Accoucher à la maison ne sera peut-être pas ton choix, mais tu y découvriras une façon très différente de vivre l’accouchement et surtout tu es sûre d’y trouver des témoignages d’accouchement sans péridurale, tu sauras ainsi conforter dans l’idée que c’est tout à fait possible pour la plupart d’entre nous !

 Comprendre la notion de physiologie de l’accouchement

 

Avoir des notions de ce que représente un accouchement physiologique est vraiment important pour mieux vivre son accouchement et donc réussir à accoucher sans avoir recours à la péridurale !

En respectant la physiologie de l’accouchement, on met toutes les chances de notre côté pour que les choses se passent bien et le plus naturellement du monde !

Définition de l’accouchement physiologique :

“Le terme accouchement physiologique est utilisé pour parler d’un accouchement qui se déroule selon le processus naturel, sans intervention médicale (notamment déclenchement ou analgésie péridurale) ni complication.

Un accouchement physiologique a un déclenchement spontané entre 37 et 42 semaines de grossesse, avec une présentation du bébé en position céphalique (par la tête). Pendant l’accouchement, on observe une montée en puissance et un réflexe expulsif.” Source.

L’environnement dans lequel se trouve la femme au moment du travail a une importance capitale ! Une femme qui est en travail doit bénéficier d’une ambiance la plus calme et détendue possible ! L’idéal est de bénéficier d’une atmosphère feutrée et silencieuse ! Enfin elle a également besoin de chaleur.

Il faut savoir que la femme en travaille sécrète de l’ocytocine. Cette sécrétion d’ocytocine entraîne une contraction et en parallèle une sécrétion d’endorphine. L’endorphine permet le lâcher-prise de la mère après une contraction et favorise la détente de son corps, l’ouverture du bassin. cela va ensuite permettre au bébé de mieux appuyer sur le col qui induit à nouveau une augmentation de la sécrétion d’ocytocine et ainsi de suite…

C’est un cercle vertueux qui s’installe, mais pour cela la femme doit se déconnecter de son néocortex (partie du cerveau qui gère le langage et le raisonnement) afin de se connecter à son cerveau reptilien (cerveau primitif qui gère les fonctions vitales, les besoins naturels et les comportements primitifs) et permettre l’expression de son instinct primaire. De cette façon la femme va pouvoir se laisser guider instinctivement par son corps. Dans ces conditions l’accouchement se fait le plus naturellement du monde ! (Je t’invite à lire l’article suivant dans lequel j’exprime bien ce que j’ai ressenti lorsque j’ai vécu des accouchements dont on respecte pleinement la physiologie: Peur d’accoucher: ce que je retiens de mon expérience)

Le problème c’est que les conditions d’accouchement en maternité ne favorisent pas cette déconnexion du néo cortex ! En fait, la simple présence d’ une personne stressée et qui sécrète de l’adrénaline dans l’entourage de la femme en travail est en soi un élément susceptible de contrarier cette fameuse déconnexion ! Car la femme risque à son tour de sécréter de l’adrénaline (par phénomène de contagion) et ceci envoie un signal au néo-cortex qui se met alors en état d’alerte !

On peut également citer le bruit du monitoring, les va et vient incessants du personnel médical et les gestes intrusifs qui font partie des protocoles incontournables en milieu hospitalier comme source de nuisances possibles pour la bonne déconnexion du néo cortex.

Que se passe t-il si on ne parvient pas à  déconnecter le néo-cortex ou si il reprend le dessus ?

Et bien le travail peut ralentir voire s’interrompre, nécessitant alors le recours à des hormones de synthèse pour le relancer. Ce qui entraîne bien souvent la nécessité d’autres interventions de la part du personnel soignant et souvent à ce moment là, plus rien ne peut se passer naturellement, le travail est jugé trop long et difficile et le recours à la péridurale devient alors la seule option pour soulager la femme qui n’en peut plus d’attendre le dénouement final !

 Une chose à avoir en tête 

 

Vouloir se passer de péridurale c’est une chose mais savoir pourquoi il est intéressant de s’en passer peut carrément aider !

La péridurale n’est pas sans effet secondaire. Je ne vais pas les détailler tous, je ne suis pas là pour faire le procès de la péridurale, je veux juste aider celle qui souhaite s’en passer ! Par ailleurs je tiens à préciser que nous sommes toutes différentes donc pour bon nombre d’entre nous avoir recourt à une péridurale n’aura aucune conséquence néfaste et heureusement !

Ceci étant dit, la péridurale est néanmoins un facteur pointé du doigt comme étant une cause possible de dépressions du post-partum.

D’autre part, la péridurale rend très souvent nécessaire une expulsion instrumentalisée (avec utilisation de forceps par exemple).

Enfin une autre chose que j’ai lu et qui m’a marqué, c’est que lorsqu’on pratique une analgésie péridurale sur une brebis en train de mettre bas, celle-ci ne reconnait pas son petit à la naissance !

C’est dire comme la nature en est contrariée !

Alors j’entends bien que nous ne sommes pas des animaux et que nous pouvons rationnellement reconnaître notre enfant même en accouchant sous péridurale.

Mais pour moi il ne fait aucun doute que quelque chose aura été subtilement contrarié dans le lien qui se crée avec notre enfant 

 

 Gérer la douleur

 

On arrive à la question essentielle dans cette histoire. La façon de gérer la douleur est évidemment essentielle quand on souhaite se passer de péridurale !

Pour gérer au mieux la douleur de l’accouchement, il est intéressant de s’y préparer ! Apprendre quelques exercices de respirations ou pratiquer la sophrologie peut t’y aider. C’est d’ailleurs ce que je te propose de faire pendant mes accompagnements.

La préparation à l’accouchement avec la sophrologie fait d’ailleurs partie de mon programme “La Parenthèse enchantée “.

Se préparer avec la sophrologie va te permettre d’apprendre à te mettre plus facilement dans les conditions favorables à la sécrétion d’ocytocine et donc de permettre au processus de se faire plus naturellement.

Si tu n’as plus le temps de te préparer parce que ton accouchement approche, la meilleure façon de bien vivre la douleur est d’accueillir les contractions. Une technique consiste à dire “oui” aux contractions. Cela peut paraître tout bête comme conseil mais cette façon d’accueillir les contractions fait toute la différence ! Crois moi je l’ai testé et approuvé ! Si tu te dis intérieurement “oh non revoilà une autre contraction!”, tu ne pourras pas te détendre, quand tu dis non, tout ton corps dis non avec toi, mais le bébé lui il doit bien sortir…il vaut mieux être d’accord avec cette idée que contre tu en conviendras !

Enfin j’ai envie de te dire, fais toi confiance ! Parce que si tu as bien gérer ton travail et la douleur et qu’on te dis à un moment “vous êtes sûr de ne pas vouloir la péridurale parce que là c’est maintenant ou jamais”, il est vrai qu’il y a de quoi douter un petit peu ! Pourtant je pense que tu peux opter pour l’option “jamais” car si tu en es là, et qu’on te dis ça c’est qu’il ne te reste plus beaucoup de chemin à faire ! 

Attends toi tout de même à vivre la fameuse phase de désespérance où tu vas te dire que tu n’y arriveras pas, que ce bébé ne sortira jamais de là où il est à moins de tout exploser à l’intérieur, que tu vas mourir, etc…et alors là bonne nouvelle ! La naissance est tout simplement imminente !

Je te souhaite une expérience magique à la hauteur de tes aspirations ! 

Mais si tout ne se passe pas comme tu le souhaites, ne culpabilise pas, ne nourris pas de colère ou de regret ! Si malgré tout tu n’arrives pas à digérer l’expérience, ose en parler et te faire aider ! C’est important pour que cette expérience ne nuise pas à la qualité de relation avec ton bébé. 

 

Tu peux aussi découvrir mes conseils dans ce podcast !

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