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Je continue sur ma lancée, aujourd’hui j’avais envie de témoigner  du déroulement de mon deuxième accouchement. Au cours de cet accouchement j’ai pris conscience des effets délétères d’une simple contrariété survenue au moment de l’accouchement.
Mon premier accouchement avait été plutôt rapide ( 6 heures environ ), donc tout le monde m’avait prévenu qu’un second accouchement se déroulait généralement plus vite que le premier et donc qu’ il était préférable que je ne traîne pas trop pour me rendre à la maternité quand je ressentirais les premières contractions.
C’est bien ce que j’ai fait sans me douter que les choses allait prendre une tournure bien différente de celle supposée !

Avant de commencer, je pose un petit peu le contexte. Avec mon mari nous avons eu le désir d’avoir un nouvel enfant un peu plus de deux ans après la naissance de notre première petite fille. Je suis tombée enceinte rapidement après et ma grossesse s’est à nouveau parfaitement déroulée. Pour mon accouchement, une péridurale n’était toujours pas envisageable de mon point de vue et bien sûr j’avais le désir d’allaiter mon bébé après la naissance une nouvelle fois !

A la fin de ma grossesse, comme pour la première on m’a annoncé que j’allais à nouveau fois subir une perfusion d’antibiotiques. Comme mon premier accouchement s’était déroulé rapidement, le gynécologue a donc bien insisté pour que je me rende rapidement à la maternité car je devais recevoir des antibiotiques pendant au moins trois heures avant la naissance.

A ce moment là, j’ai commencé à poser pleins de questions. J’ai voulu en savoir plus sur les raisons de cette perfusion. On m’a simplement expliqué que comme j’étais porteuse de streptocoque B pendant ma première grossesse, le protocole pour chaque accouchement serait toujours le même car on partait du principe que j’étais toujours porteuse ! Trouvant cela étrange, j’ai voulu savoir un peu ce qu’il en était. Mes recherches sur le sujet m’ont révélées que ce n’est pas parce qu’à un moment donné j’avais été porteuse que je l’étais à nouveau forcément. En en discutant avec mon homéopathe, elle m’a proposé un traitement qui pouvait résoudre le problème sans antibiotique. Pour tenter de rassurer le gynécologue,  j’ai entrepris ce traitement. J’ai donc ensuite demandé à faire un test pour savoir si un traitement antibiotique demeurait justifié. Mais mon gynécologue s’y est opposé car il m’a dit que ça ne changerait rien au protocole qui était de mise ! J’ai donc beaucoup échangé avec lui pour mesurer les risques que je faisais courir à mon bébé en refusant ces antibiotiques et nous avions convenu chacun que les risques n’étaient pas grands d’autant que si toutefois mon bébé se voyait contaminer par mes streptocoques un test pour le savoir était possible et un traitement aussi ! Malgré mes demandes et mon insistance pour échapper à ce protocole il n’y a rien eu à faire !

J’aurai dû essayer de me faire à cette idée, mais la pilule avait du mal à passer et c’est donc dans un état d’esprit particulier que je suis arrivée à la maternité

Mon état d’esprit en arrivant à la maternité

 

Quand je suis arrivée à la maternité au beau milieu de la nuit, j’ai d’emblée confié mes objections envers ce protocole à la sage-femme qui m’a accueillit. Elle m’a dit qu’elle comprenait tout à fait mes objections et qu’elle trouvait également ce protocole pas vraiment justifié. Cependant elle m’a expliqué qu’elle ne pouvait en aucun cas le braver ! C’est ainsi que je me suis à nouveau vu poser une perfusion d’antibiotiques. J’étais très contrariée. L’idée d’être à nouveau perfusé pendant toute la durée de l’accouchement ne m’emballait pas du tout, je trouvais ce protocole complètement incohérent avec ce message qu’on entendait tout le temps ” les antibiotiques c’est pas automatique !” et en plus je savais que j’allais à nouveau avoir ma flore intestinale ruinée avec toutes les conséquences désagréables que cela impliquait. Je me suis bien dit que je devais accepter mais au fond de moi la pilule ne passait vraiment pas. D’autre part, je trouvais la situation complètement loufoque ! Lors des séances de préparation à la naissance on nous avait répété qu’il ne fallait pas hésiter à déambuler comme bon nous semblait que cela favorisait la descente du bébé et la gestion de la douleur. Clouée au lit avec une perfusion dans le bras, un monitoring branché sur le ventre et une blouse qui ne me couvrait pas le derrière, je m’imaginais très mal déambulant librement ! Après un échange à ce sujet avec la sage-femme, elle m’a proposé des aménagements. Elle m’a placé un monitoring portatif, m’a donné un drap pour me couvrir le dos pour plus de pudeur et m’a expliqué que la perfusion pouvait tout à fait suivre mes mouvements puisqu’elle était sur un portant à roulettes ! Alors comment dire ? Tout cela était fort pratique et propice à la détente…imagine le tableau: j’avais besoin de mon chéri pour m’aider à tout faire suivre et quand le drap enveloppé tel un paréo ne glissait pas tout allait bien ! Après deux aller retour dans le couloir, ne me sentant pas du tout à l’aise avec tout ce bardas, je suis retournée dans ma chambre et j’ai repris place sur le lit !

C’est ainsi que la contrariété a pris de plus en plus d’importance dans mon esprit dans un moment où cela n’aurait pas dû avoir de place.

Adrénaline-1/ ocytocine-0

 

Ce qui s’est mis en oeuvre malgré moi c’est un processus “anti-bon déroulement de l’accouchement” ! Lors du déroulement d’un accouchement normal, le travail se met naturellement en route grâce à l’action de l’ocytocine. Or l’ennemi de l’ocytocine est l’adrénaline. Toute interférence, tout acte intrusif, toute contrariété est de nature à enclencher la production d’adrénaline aux dépends de l’ocytocine. C’est ainsi que bon nombre de travail s’interrompent spontanément lors d’un accouchement en maternité car l’environnement et les protocoles médicaux ne sont pas propices à la production d’ocytocine. C’est un mécanisme totalement naturel qui se voit contrarier poussant alors généralement le personnel soignant à intervenir pour relancer le processus à coup d’injection d’ocytocine de synthèse.

Mon désir que les choses se déroulent le plus naturellement possible a heureusement été respecté, je n’ai donc pas subit d’acte médical de nature à accélérer artificiellement le travail. Mais celui-ci a donc duré contre toute attente plus de 14 heures car j’ai fait un faux travail. Dans les faits, je vivais des contractions d’une extrême intensité mais qui ne menaient à rien. Après plusieurs heures à ce rythme, je commençais à fatiguer. Ma sage-femme a bien compris que mon problème était que je ne parvenais pas à lâcher-prise, elle a cherché une solution homéopathique pour satisfaire mon désir de naturel, mais la trousse de la maternité ne contenait plus le remède recherché. Elle m’a alors proposé en désespoir de cause de m’injecter un tout petit peu de nubain, le fameux calmant qui m’a laissé la désagréable impression de m’être fait voler mon premier accouchement.

Elle m’a expliqué qu’il n’était en aucun cas question de me l’injecter dans les même quantités que la première fois, ( c’est d’ailleurs ainsi que j’ai découvert que j’avais reçu de trop forte dose !) et qu’il s’agissait juste de m’aider à me détendre suffisamment de façon à me permettre de laisser le travail se faire efficacement. J’ai accepté en pleine conscience et la situation s’est enfin débloquée puisque quelques heures plus tard ma petite fille naissait sans que je sois tentée d’avoir recours à la péridurale !

Etre maman une seconde fois et me découvrir un peu plus !

 

Ensuite, tout s’est bien déroulée même si j’ai subit une nouvelle épisiotomie (grrrr) et que pendant de longs mois je me suis battue pour venir à bout des mycoses vaginales à répétition (merci les antibios) ! L’allaitement a cette fois-ci très bien commencé et s’est parfaitement déroulé au fil des mois. Cette fois-ci je me suis révélée être une maman sereine et détendue. J’ai pu mesurer au fil des années, la différence que cela fait de vivre pleinement son accouchement dans la construction du lien avec son enfant. J’ai vraiment eu le sentiment que tout était différent, très subtilement différent, mais différent quand même !  J’en ai été très longtemps perturbée et dérangée mais ce qui m’a aidé c’est d’en avoir compris l’origine, pour moi le fait d’avoir pu vivre intensément ce deuxième accouchement m’avait permis d’aller à la rencontre de moi même et de mes capacités. Pour moi clairement, lors de mon premier accouchement j’avais été privée de ce rôle initiatique important que représente l’accouchement, je me suis égarée malgré moi de ce chemin qui conduit vers la connaissance de soi et qui fait de l’expérience de donner la vie une expérience si forte et si magique ! Avec cette deuxième expérience, je n’ai cependant que touché du doigt ce que le fait de vivre et d’accueillir tout ce que représente un accouchement peut nous faire découvrir sur nous-même !

Mettre un enfant au monde est une expérience de nature à nous transformer en profondeur, à nous faire découvrir une part de nous même totalement inconnue. Avec le recul et l’expérience, j’ai vraiment le sentiment que mes deux premières expériences ne m’ont pas permis de le mesurer pleinement !

Heureusement que j’ai eu un troisième enfant, lol !

Je ne peux pas revenir en arrière, je ne peux qu’accepter ce qui est ou a été ! C’est très bien ainsi ! Mais si je peux participer à faire prendre conscience aux futures mères de l’importance de vivre un accouchement le plus respectueux possible de la physiologie de ce dernier et les aider à connaître les points de vigilance à avoir à l’esprit pour ne pas se faire déposséder de ce moment important alors cela n’aura pas été vain !

Dans mon programme en ligne  “La parenthèse enchantée” , j’aborde des notions de physiologie de l’accouchement importante à connaître, je propose des séances de sophrologie qui vont te permettre de bien te préparer et de savoir cultiver ta sérénité le jour J afin de ne laisser en aucun cas l’adrénaline contrarier le bon déroulement de ton accouchement !

Le programme de “La Parenthèse enchantée” est programme qui t’accompagne du début de ta grossesse jusqu’aux premières semaines après la naissance de ton bébé. Si ta grossesse est déjà avancée et que tu souhaites un accompagnement plus ciblé sur les derniers mois de ta grossesse pour t’aider à préparer au mieux ton accouchement, je propose des solutions d’accompagnements personnalisés, n’hésite pas à me contacter à l’aide du formulaire ci-dessous ou bien via la bulle de contact qui s’ouvre en bas à droite si tu utilises messenger.

 

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