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Lors de ma première grossesse, j’étais toute jeune, j’avais 23 ans. J’étais en pleine forme physique et j’étais très sportive.

Ma grossesse s’est très bien déroulée, j’ai continué à nager avec mon Club de triathlon presque jusqu’au bout de ma grossesse et je nageais la même distance que les autres membres du Club jusqu’à un stade avancé de grossesse.

Néanmoins comme de nombreuses femmes, je me posais pas mal de question et surtout j’avais envie de bien faire. Je me suis toujours pris en main pour être en forme et je voulais apporter le meilleur à mon bébé. Mais autour de moi, personne dans mes amies n’étaient encore maman. Quand j’évoquais le sujet avec ma maman, lui disant que j’aurai aimer trouver de bons ouvrages sur le sujet du déroulement de la grossesse et de l’accouchement, elle ne comprenait pas, pour elle la grossesse c’était naturel, l’accouchement un processus normal… il n’y avait qu’à vivre tout ça le plus simplement du monde et c’était tout.

Ce n’est que quand j’ai commencé à suivre la préparation à la naissance proposé par la maternité où j’allais accoucher, que j’ai été un petit peu informée de comment ça allait se passer. C’est à ce moment là que j’ai découvert l’existence d’un petit fond de bibliothèque avec quelques ouvrages spécifiques. J’ai trouvé pour seule et unique lecture intéressante: L’allaitement maternel de Marie Thirion. Heureusement que je l’ai trouvé celui là ! Sinon je ne suis pas sûre que j’aurai tenu bon pour allaiter mon bébé.

Ce livre m’a apporté de précieux conseils en ce qui concerne l’allaitement et m’a permis de tenir bon face à “l’adversité” et les conseils inadaptés ou peu documentés !

J’aurai voulu qu’il existe un livre équivalent en bons conseils pour savoir ce qu’il faut savoir pour un accouchement respecté et des suites de couches sereines ! (enfin il existait peut-être mais je ne l’ai pas trouvé au bon moment !)

Ma grossesse s’est tout de même déroulée pour le mieux jusqu’à son terme.

Au vu des informations que j’avais pu reccueillir sur ce qui m’attendais le jour de mon accouchement,les choses dont j’étais sûre c’est que je ne voulais pas de péridurale d’une part, d’autre part j’espérais ne pas avoir droit à une épisitomie et bien sûr je désirais plus que tout allaiter mon bébé.

Le moment tant attendu: celui des premières contractions !

 

Un beau matin proche du terme de ma grossesse, j’ai perdu le bouchon muqueux. Je savais que ce n’était pas forcément le signe du début de l’accouchement mais j’ai eu envie de me rendre à la maternité pour avoir un avis. La maternité où je souhaitais accoucher était une petite maternité de campagne qui n’était alors pas trop éloigné de mon domicile, ce genre de chose était donc possible. La très gentille sage-femme qui m’a accueillie ce matin là m’a dit qu’aucun signe n’annonçait que l’accouchement était imminent, mais elle m’a conseillé d’aller marcher pour faire descendre le bébé. L’après-midi, nous sommes allées faire une grande marche dans la neige avec ma maman et en fin de journée, je ressentais mes premières contractions. J’étais toute heureuse. Je savais qu’il n’était pas forcément temps de partir, alors j’ai attendu que mes contractions soient plus rapprochées, mais je n’arrivais pas à dormir. Nous sommes finalement partie pour la maternité vers 2 h du matin. J’étais tout excitée ! Quand la sage-femme de garde nous a accueilli, je lui ai rapidement évoqué mon souhait de me passer de péridurale. elle m’a dit presqu’aussitôt qu’elle me trouvait nerveuse et qu’elle allait me donner un calmant ! Je n’ai pas réagit et je n’ai même pas eu l’idée de refuser*. Elle m’a ensuite expliquée qu’elle devait me poser une perfusion car mes résultats d’analyse indiquaient la nécessité d’un traitement antibiotique et que du coup elle m’administrerait le calmant par perfusion. Là encore, j’étais interloquée ! J’ai vite compris qu’à cause de ce protocole, je pouvais oublier l’idée de me détendre dans un bon bain. Puis mes maigres possibilités de réfléchir et d’analyser la situation se sont arrêtées là, le calmant m’a ensuite définitivement privé de toutes capacités de réactions et la suite et bien, je l’ai subit car ce fameux calmant, je l’ai appris plus tard était un dérivé morphinique.Il m’a été administrée à des doses bien trop puissantes ce qui était complètement inadapté à la situation ! Et j’ai appris encore plus tard, que ce médicament le nubain (retiens son nom au cas où) était interdit au Canada car des femmes sont mortes en couche alors qu’on leur administrait ce calmant !

Mais moi je ne savais rien de tout ça !

 

*J’ai compris plus tard au cours de mes lectures qu’une femme sur le point d’accoucher n’est tout simplement pas en état de prendre des décisions, moi qui m’en suis longtemps voulu de ne pas avoir réagit, j’en ai compris la raison bien plus tard.

Enfin le moment tant attendu de l’accouchement !

 

La sage-femme est seulement venue me voir quand c’était le moment de renouveler la perfusion puis une nouvelle fois avant de passer la garde au petit matin et là surprise, j’étais prête à accoucher !

Pour accoucher je devais me rendre dans la salle d’accouchement et donc je devais traverser un couloir. Et bien là encore surprise, j’avais les jambes en coton. Je revois la sage-femme (de garde de jour) me tapoter gentiment la joue pour me dire qu’il fallait que je me réveille ! Mais elle ne comprenait visiblement pas mon état ! Et moi non plus sur le moment ! Pourtant c’était évident que mon état était lié à ce fichu calmant !

L’accouchement s’est finalement bien passé quand même, même si j’ai eu le droit à une épisiotomie. Le fait que je sois cavalière depuis de nombreuses années n’y était pas étranger, voilà l’explication qu’on m’a donné pour justifier cet acte “banal” !

Ensuite j’ai pu mettre mon bébé au sein rapidement après l’accouchement comme je le souhaitais. Sur le moment, j’étais juste la plus heureuse du monde de rencontrer enfin mon bébé !

Voilà comment, j’ai eu juste après et pendant de longues années encore la sensation d’un accouchement qui s’était médicalement bien passé ! Il n’y avait qu’une chose que j’avais un peu mal vécu c’était cette fameuse épisiotomie !

Des premiers jours compliqués

 

Les jours qui ont suivi la naissance tout s’est un petit peu compliqué ! Ma petite fille n’était pas très vive et au moment de la montée de lait, elle ne parvenait pas à téter efficacement. Puis elle a fait un ictère (une jaunisse) assez fort ! Le traitement consiste à exposer le bébé sous des lampes ultra violet, mais la situation ne s’améliorait pas. J’ai dû alors faire face à d’énormes pressions, car d’un côté mon bébé fondait et ne reprenait pas de poids comme cela aurait dû être le cas et d’un autre côté, il y avait cette jaunisse qui la mettait en danger.

Aucune sage-femme n’était compétente pour m’aider à mettre mon bébé au sein correctement de manière à ce qu’elle tète efficacement. On préférait me proposer un petit biberon de complément ce à quoi j’étais opposé !

Et pour cette histoire d’ictère une hospitalisation et donc un transfert était envisagé dans autre hôpital mieux équipé pour traiter le problème mais j’ai dû attendre les avis de différents pédiatres. Ah je me suis bien amusée à ce moment là ! Chacun y allait de son avis différent, l’un prétextant que je ne devais pas allaiter que c’était contre-indiqué en cas d’ictère, un autre me disait que cela ne posait pas de problème et le dernier me recommandait de tirer mon lait et de le faire chauffer avant de le donner à mon bébé ! (une molécule présente dans le lait maternel mais détruite par la chaleur était selon lui responsable de l’état de mon bébé).

Cet épisode a été très difficile à vivre, je fondais en larmes pour un rien.

J’ai finalement tenu bon sur l’allaitement, fort heureusement ! Et la nouvelle unité hospitalière dans laquelle nous avons été accueilli avait le matériel nécessaire pour guérir l’ictère !

Mais je garde un très mauvais souvenir de l’accueil qui nous a été réservé ! On a par exemple jugé que c’était mieux pour moi de dormir dans une chambre loin de mon bébé ! Mes demandes pour être réveillée quand mon bébé avait besoin de moi sont restées veines ! On m’a pris pour une folle quand je m’obstinais à vouloir coûte que coûte allaiter mon bébé et que je me levais la nuit pour savoir si tout allait bien ! Comme par hasard on me priait d’aller me recoucher ! Je suis certaine sans avoir toutefois de preuve que mon bébé a reçu de nombreux biberons de complément pendant la nuit. Un nourrisson ne peut pas tenir une nuit entière sans être allaité et surtout elle ne risquait pas de reprendre du poids sans tétée régulière !

Je suis sortie très ébranlée de tout ça.

Une dépression aux origines incompréhensibles

 

Et pendant les mois qui ont suivi j’ai fait une dépression du post partum !

Je ne comprenais pas, je ne me reconnaissais pas !

Avec ma toute-petite nous avons fini par trouver néanmoins nos repères et il y a eu de très bons moments malgré tout.

Mais voilà beaucoup de mal avait été fait, et ce qui était particulièrement insidieux c’est que tout cela avait été fait “pour notre bien” !

J’ai mis des années et il m’a fallut plusieurs accouchements pour comprendre petit à petit l’origine de mon mal être et le guérir. Comprendre que ce qui avait été à l’origine de mes souffrances et de ma dépression était un sentiment étrange: celui de m’être fait volé mon accouchement !

Plusieurs années, de nombreuses lectures et d’autres accouchements et surtout un en particulier: mon troisième accouchement ( le premier qui ce soit passé comme un accouchement où tout se présente bien devrait se passer) ! Avec le moins d’intrusion d’ordre médical possible et le plus naturellement du monde ! J’ai pu vivre cela car j’avais choisi cette fois là d’accoucher dans la douceur de mon chez-moi auprès des personnes qui me sont chères et accompagnée d’une sage-femme douce et apaisante ! Mais je pense que tout devrait être fait pour permettre qu’un accouchement se passe aussi de cette façon dans une maternité surtout quand une femme en émet le souhait !

La parenthèse enchantée” est née ainsi de ma volonté de contribuer à ma façon à ce que les choses puissent se dérouler le mieux du monde en aidant chaque femme à définir et à affirmer ses désirs, besoins et envies pour vivre et non pas subir son accouchement !

Si toi aussi tu veux vivre et ne pas subir ton accouchement et prendre confiance en tes capacités naturelles à mettre au monde ton enfant, je peux t’aider à bien te préparer en mettant toute mon expérience à ton service avec des formules d’accompagnements adaptables au plus près de tes besoins.

Découvre mes  formules d’accompagnement.

Si traverses une période de questionnement, de doutes, que tu vis une problématique particulière en lien avec la maternité, n’hésite pas à me contacter, j’ai aussi des solutions sur mesure pour toi. Tu peux utiliser le formulaire de contact ci-dessous.

Prends bien soin de toi et de ton bébé !

 

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